Comparaison EMMA 50 vs EMMA 99 : deux déshydrateurs thermiques 400 V pour réduire 80–90% du volume de biodéchets, du site à flux modéré au site à forte production
Les EMMA 50 et EMMA 99 de LAFRANE ENVIRONNEMENT sont des déshydrateurs thermiques de déchets organiques (biodéchets) conçus pour réaliser un prétraitement sur site par évaporation contrôlée de l’eau contenue dans les déchets. Le procédé combine un traitement thermique et un brassage en cuve via des pales de mélange afin d’homogénéiser la matière, d’améliorer les transferts thermiques et de favoriser l’évacuation de l’humidité. Le cycle est piloté par capteurs d’humidité et une balance intégrée, ce qui permet d’adapter la conduite du cycle à la charge et d’obtenir une réduction de volume typiquement élevée (80 à 90%) sur une durée standard de 10 à 12 heures. Les deux machines sont mobiles (roulettes), alimentées en triphasé 400 V / 32 A et intègrent des sécurités avec arrêt automatique à l’ouverture des trappes.
- Prétraitement des biodéchets sur site : réduction rapide du volume et de la masse humide avant stockage temporaire, collecte, ou traitement aval.
- Déchets visés : déchets alimentaires (restauration, cuisines centrales, hôtellerie, établissements), et déchets verts (selon organisation interne).
- Objectifs opérationnels : diminuer les volumes à stocker et à transporter, stabiliser la fraction organique par abaissement de l’humidité, améliorer la logistique interne (moins de bacs, moins de rotations).
2) Différences d’usage liées à la capacité
- EMMA 50 (50 kg/cycle) : davantage orienté sites à flux modéré ou à contraintes d’encombrement/poids. Il convient aux établissements qui souhaitent traiter des apports quotidiens limités ou fractionnés (petites/moyennes cuisines, sites tertiaires avec restauration, petites unités multi-sites).
- EMMA 99 (99 kg/cycle) : orienté sites à flux plus important ou plus régulier, pour réduire le nombre de cycles nécessaires et absorber des pics de production (restauration collective plus volumineuse, hôtellerie de grande capacité, établissements avec plusieurs points de collecte internes).
3) Comparaison des caractéristiques techniques clés
- Capacité par cycle : 50 kg vs 99 kg (écart majeur, ~x2).
- Durée de cycle : identique (10–12 h) : à durée comparable, l’EMMA 99 augmente le débit journalier potentiel.
- Réduction volumique : identique (80–90%) : les deux visent la même performance de réduction, la différence se joue sur la quantité traitée.
- Alimentation électrique : identique (400 V triphasé, 32 A) : intégration électrique similaire (même niveau de raccordement).
- Encombrement/masse : EMMA 50 plus compact et plus léger (956 x 906 x 1090 mm, 230 kg) ; EMMA 99 plus volumineux et plus lourd (1106 x 1026 x 1281 mm, 340 kg), ce qui peut influencer l’implantation, les manutentions et les contraintes de local technique.
- Sécurité : arrêt automatique à l’ouverture des trappes (les deux).
- Garantie : 2 ans (les deux).
4) Impacts pratiques
- Débit et organisation : à cycle équivalent, l’EMMA 99 permet de traiter plus par jour et/ou de réduire le nombre de cycles, donc potentiellement moins de manipulation opérateur à quantité équivalente.
- Implantation : l’EMMA 50 facilite l’intégration dans des locaux plus contraints (surface, accès, charges au sol), tout en conservant une mobilité sur roulettes.
Hypothèses
- Un cycle complet par nuit (10–12 h) afin de traiter hors heures de pointe.
- Réduction de volume attendue : 80–90% (identique sur les deux modèles).
Analyse comparative
- EMMA 50 : avec 50 kg/cycle, un cycle nocturne traite jusqu’à 50 kg. Il convient si la production quotidienne est proche de cette valeur ou si l’organisation accepte un fractionnement (par exemple un cycle quotidien + un cycle additionnel ponctuel en cas de pic). Avantage : moindre encombrement et masse, plus simple à intégrer dans un petit local.
- EMMA 99 : avec 99 kg/cycle, un cycle nocturne traite jusqu’à 99 kg. Il convient si la production quotidienne est élevée, si l’on veut absorber des pics sans multiplier les cycles, ou si l’on souhaite limiter les manipulations (chargements/vidanges) en concentrant le traitement sur un seul cycle.
Conséquences opérationnelles
- Pour un site à ~60–100 kg/jour : l’EMMA 99 est généralement plus robuste en exploitation (moins de risque de saturation logistique). Avec l’EMMA 50, il faut envisager des cycles supplémentaires ou une stratégie de stockage tampon.
- Pour un site à ~30–50 kg/jour : l’EMMA 50 est souvent plus pertinent, car il évite un surdimensionnement tout en offrant la même performance de réduction de volume.
Point d’attention : les deux modèles ayant la même exigence électrique (400 V / 32 A), le choix se fait principalement sur la capacité, l’encombrement, le poids et l’organisation des flux (quantité/jour, pics, disponibilité opérateur).
| Critère | EMMA 50 | EMMA 99 |
|---|---|---|
| Type | Déshydrateur thermique de déchets organiques | Déshydrateur thermique de déchets organiques |
| Capacité par cycle | 50 kg | 99 kg |
| Durée de cycle | 10–12 h | 10–12 h |
| Réduction moyenne de volume | 80–90 % | 80–90 % |
| Brassage en cuve | Pales de mélange | Pales de mélange |
| Pilotage | Capteurs d’humidité + balance intégrée | Capteurs d’humidité + balance intégrée |
| Alimentation | Triphasé 400 V | Triphasé 400 V |
| Courant / protection | 32 A | 32 A |
| Sécurité | Arrêt automatique à l’ouverture des trappes | Arrêt automatique à l’ouverture des trappes |
| Dimensions (L x l x H) | 956 x 906 x 1090 mm | 1106 x 1026 x 1281 mm |
| Poids net | 230 kg | 340 kg |
| Mobilité | Mobile sur roulettes | Mobile sur roulettes |
| Garantie | 2 ans | 2 ans |
- EMMA 50 : à privilégier lorsque la production de biodéchets est modérée (ordre de grandeur jusqu’à ~50 kg par cycle) et/ou lorsque l’implantation impose un équipement plus compact et plus léger. Il est particulièrement adapté aux sites souhaitant un prétraitement efficace sans surdimensionnement, tout en conservant les mêmes principes de pilotage (humidité + pesée) et la même réduction volumique.
- EMMA 99 : à privilégier lorsque les volumes à traiter sont plus élevés ou variables, et qu’il est important de limiter le nombre de cycles/manipulations (chargement/vidange) tout en traitant davantage sur un cycle de 10–12 h. Il est adapté aux sites à forte production quotidienne et aux organisations cherchant à sécuriser la capacité face aux pics.
Pour confirmer le dimensionnement (kg/jour, pics, contraintes d’implantation, organisation des cycles et raccordement électrique) et obtenir un chiffrage, il est recommandé de demander un devis pour l’EMMA 50 et/ou l’EMMA 99 en précisant votre gisement de biodéchets et votre mode d’exploitation.