Comparaison JENNY 25 vs EMMA 50 vs LIRON 200 : trois déshydrateurs thermiques de biodéchets, du compact cuisine au traitement de volumes élevés
Les déshydrateurs thermiques de biodéchets visent à réduire à la source la masse humide et le volume des déchets alimentaires (et, selon les sites, certains déchets verts) en évacuant l’eau par chauffage et brassage. Cette approche permet généralement : (1) une forte réduction de volume, (2) un résidu « séchât » plus stable et plus simple à stocker, (3) une diminution des fréquences de collecte et des contraintes d’hygiène (odeurs, lixiviats). Les trois équipements LAFRANE® comparés ici — JENNY 25, EMMA 50 et LIRON 200 — partagent le même principe (cuve brassée, pilotage par capteurs d’humidité et balance intégrée, sécurité d’arrêt à l’ouverture), mais se différencient principalement par leur capacité, leur alimentation électrique et leur encombrement, ce qui conditionne directement leur usage en cuisine professionnelle et en sites à plus fort gisement.
- JENNY 25 (10 à 25 kg/cycle) : format compact et alimentation en 220 V monophasé 16 A, particulièrement adapté aux restaurants, cuisines centrales de petite taille, établissements scolaires à faible gisement, EHPAD/clinique avec production modérée, ou sites souhaitant un équipement facilement intégrable sans travaux électriques lourds. Le faible niveau sonore annoncé (40 dB) et le gabarit réduit (640 x 840 x 1120 mm) favorisent l’implantation à proximité des zones de production.
- EMMA 50 (50 kg/cycle) : capacité intermédiaire, pensée pour des cuisines professionnelles avec un gisement quotidien plus conséquent (restauration collective, hôtels, cuisines centrales de taille moyenne). Mobile sur roulettes, elle reste relativement compacte (956 x 906 x 1090 mm) mais nécessite une alimentation 400 V triphasé 32 A, ce qui implique souvent une vérification/ adaptation de l’infrastructure électrique.
- LIRON 200 (200 kg/cycle) : orienté « gros volumes » (cuisine centrale importante, site multi-restauration, industrie agroalimentaire, plateformes internes de préparation, sites avec gisements élevés et réguliers). Il conserve le même principe de fonctionnement (brassage, capteurs d’humidité, balance), mais avec un cycle annoncé de 10 à 14 h et un gabarit nettement supérieur (1420 x 1220 x 1730 mm) ainsi qu’un poids de 580 kg. Alimentation 400 V triphasé 32 A.
2) Performances de réduction et durée de cycle
- JENNY 25 : réduction de volume 80 à 90 % en 10 à 12 h.
- EMMA 50 : réduction moyenne 80 à 90 % en 10 à 12 h.
- LIRON 200 : réduction moyenne 80 à 90 % en 10 à 14 h.
Sur le plan « performance de réduction », les trois se situent dans la même plage. La différence se fait surtout sur la capacité par cycle et, pour le LIRON 200, une fenêtre de cycle pouvant être plus large (jusqu’à 14 h), typique des charges plus importantes.
3) Implantation, mobilité, contraintes d’exploitation
- Encombrement : JENNY 25 est le plus facile à intégrer dans une cuisine exiguë. EMMA 50 reste compact mais plus large. LIRON 200 nécessite un espace dédié.
- Mobilité : les trois sont annoncés mobiles sur roulettes (explicitement pour JENNY 25, EMMA 50 et LIRON 200), mais le poids change fortement (125 kg vs 230 kg vs 580 kg), ce qui impacte la facilité réelle de déplacement et les contraintes de sol.
- Sécurité : arrêt automatique à l’ouverture des trappes (JENNY 25, EMMA 50, LIRON 200).
4) Alimentation électrique et intégration technique
- JENNY 25 : 220 V, 16 A, puissance installée 3,3 kW. C’est l’argument clé pour des sites ne disposant pas de triphasé.
- EMMA 50 : 400 V triphasé, 32 A.
- LIRON 200 : 400 V triphasé, 32 A.
5) Garantie
- Les trois modèles sont annoncés avec 2 ans de garantie.
Pourquoi cette application est pertinente : en cuisine, le choix d’un déshydrateur est très souvent déterminé par (1) la quantité de biodéchets à traiter par jour et (2) la disponibilité électrique sur site. La performance de réduction étant comparable, l’enjeu est d’éviter un sous-dimensionnement (saturation, stockage intermédiaire, cycles forcés) ou un surdimensionnement (CAPEX/implantation inutile).
1) Cas « petite cuisine / site en 220 V monophasé »
- Si le site ne dispose que d’une alimentation standard 220 V monophasé 16 A, le JENNY 25 est le choix naturellement cohérent : il est spécifié pour cette configuration et offre une capacité modulable de 10 à 25 kg/cycle. Cela permet d’absorber des variations de production (jours de service vs jours creux) sans surconsommation d’espace.
- EMMA 50 et LIRON 200 exigent du 400 V triphasé 32 A : sans triphasé disponible, cela implique des travaux électriques (tableau, protections, ligne dédiée), ce qui peut être disproportionné pour un faible gisement.
2) Cas « restauration collective / hôtel / cuisine centrale moyenne en triphasé »
- L’EMMA 50 devient le meilleur compromis lorsque le gisement quotidien est régulièrement autour de l’ordre de grandeur d’un cycle (50 kg) et que le triphasé 400 V est disponible. Elle apporte une marge de capacité par rapport au JENNY 25, tout en restant relativement compacte et mobile.
- Un site qui produirait par exemple 60–100 kg/jour pourrait se retrouver à multiplier les cycles ou à gérer des décalages de traitement avec un modèle 25 kg/cycle ; l’EMMA 50 réduit ce risque.
3) Cas « gros gisements / mutualisation multi-sites / production élevée et régulière »
- Le LIRON 200 vise clairement les sites où la massification apporte un gain opérationnel : moins de manipulations, moins de cycles, meilleure capacité d’absorption des pics. Sa capacité de 200 kg/cycle permet de traiter des volumes importants avec une organisation simplifiée.
- En contrepartie, il impose un espace dédié (hauteur 1730 mm), des contraintes de manutention/implantation (580 kg) et une fenêtre de cycle pouvant aller jusqu’à 14 h, à intégrer dans le planning (souvent traitement en décalé, nuit, ou en continu selon l’organisation).
Conclusion de l’application :
- Contrainte électrique forte (pas de triphasé) + faible à moyen gisement : JENNY 25.
- Triphasé disponible + gisement moyen : EMMA 50.
- Triphasé disponible + gisement élevé / volonté de centraliser : LIRON 200.
| Critère | JENNY 25 | EMMA 50 | LIRON 200 |
|---|---|---|---|
| Type | Déshydrateur thermique de déchets alimentaires | Déshydrateur thermique de déchets organiques | Déshydrateur thermique de déchets organiques |
| Capacité par cycle | 10 à 25 kg | 50 kg | 200 kg |
| Réduction de volume | 80 à 90 % | 80 à 90 % | 80 à 90 % |
| Durée de cycle | 10 à 12 h | 10 à 12 h | 10 à 14 h |
| Brassage en cuve | Oui (pâles de mélange) | Oui (pales de mélange) | Oui (pales de mélange) |
| Capteurs d’humidité | Oui | Oui | Oui |
| Balance intégrée | Oui | Oui | Oui |
| Sécurité arrêt à l’ouverture | Oui | Oui | Oui |
| Alimentation | 220 V | 400 V | 400 V |
| Courant | 16 A | 32 A | 32 A |
| Puissance installée | 3.3 kW | Non précisée | Non précisée |
| Niveau sonore | 40 dB | Non précisé | Non précisé |
| Dimensions | 640 x 840 x 1120 mm | 956 x 906 x 1090 mm | 1420 x 1220 x 1730 mm |
| Poids net | 125 kg | 230 kg | 580 kg |
| Garantie | 2 ans | 2 ans | 2 ans |
- Recommandation EMMA 50 : recommandée pour des sites de restauration collective ou cuisines de taille moyenne disposant de 400 V triphasé 32 A et souhaitant augmenter la capacité de traitement (50 kg/cycle) tout en conservant une machine mobile et relativement compacte.
- Recommandation LIRON 200 : à recommander pour les gros producteurs (cuisines centrales importantes, sites multi-restauration, agroalimentaire) qui veulent traiter de forts volumes (200 kg/cycle) avec moins de manipulations et une logique de massification, en acceptant l’encombrement et les contraintes d’implantation associées.
Pour confirmer le dimensionnement (gisement/jour, organisation des cycles, contraintes électriques, place disponible) et obtenir le prix et le délai, il est conseillé de demander un devis pour le JENNY 25, l’EMMA 50 et/ou le LIRON 200.