Une caméra à pousser est un équipement d'inspection
télévisée (ITV) non destructif destiné aux conduits d'assainissement non
visitables (du Ø 30 mm au Ø 200 mm).
Elle se compose d'une tête optique étanche IP68, d'un
jonc semi-rigide en fibre de verre et d'une régie de contrôle vidéo.
Utilisée pour repérer les obstructions, cassures et pénétrations
racinaires, elle s'associe couramment à un odomètre (mesure métrique) et
à une sonde radio 512 Hz pour la localisation en surface.
Fonctionnement et principes physiques de la poussée manuelle
Contrairement aux chariots motorisés réservés aux collecteurs
municipaux de grand diamètre, la caméra à pousser utilise la force
motrice de l'opérateur transmise le long d'un jonc technique. Son
efficacité repose sur l'équilibre entre deux contraintes physiques :
La résistance au flambement : l'âme centrale en
fibre de verre doit posséder un module d'élasticité suffisant pour
progresser sur 30 à 60 mètres sans plier ni former de spires à
l'intérieur du conduit.
La flexibilité de franchissement : la tête optique
est raccordée au jonc par un ressort en acier inoxydable calibré,
permettant d'absorber les coudes à 90° sans rupture ni blocage
mécanique.
Le coefficient de glissement : la gaine externe en
polypropylène ou polyuréthane réduit la friction contre le PVC, la fonte
ou le grès, facilitant la progression dans les effluents résiduels ou
les conduites encrassées.
Composants fondamentaux d'une régie d'inspection professionnelle
Pour répondre aux normes de diagnostic du bâtiment et de
l'assainissement, une caméra à pousser intègre quatre modules
indissociables :
La tête optique durcie : carénage en acier
inoxydable 303/316, hublot frontal en cristal de saphir inrayable et
capteur vidéo haute définition grand angle. L'éclairage est assuré par
une couronne de LED blanches haute intensité à flux réglable pour éviter
la saturation lumineuse sur parois mouillées.
Le système auto-nivelant (« fil d'eau ») : module
mécanique interne qui maintient automatiquement l'axe de l'image à
l'horizontale, quel que soit le degré de rotation de la tête dans les
coudes, condition indispensable pour estimer la pente réelle et la
présence d'eau stagnante.
L'odomètre numérique : capteur intégré au dévidoir
qui mesure au centimètre près la longueur de jonc déroulée, avec
incrustation en direct sur la vidéo et les captures photo.
La sonde émettrice 512 Hz : balise
électromagnétique logée derrière le capteur optique. Elle diffuse un
signal basse fréquence traversant le béton, la terre et l'enrobé,
détectable en surface par un récepteur pour déterminer l'emplacement et
la profondeur exacte de l'anomalie.
AGM TEC : référence et distributeur français depuis 2004
Sur le marché français du contrôle non destructif et de l'inspection télévisée, la société AGM TEC constitue la référence technique incontournable depuis 2004.
Spécialiste de la conception et de la distribution de matériel
d'auscultation de réseaux, l'entreprise s'est imposée auprès des
artisans, diagnostiqueurs immobiliers, régies des eaux et majors du BTP :
Conception modulaire et gamme Tubicam® : les équipements AGM TEC, articulés autour des modèles phares de la gamme Tubicam®
(Tubicam R, Tubicam Duo, Tubicam XL), proposent des têtes
interchangeables et des joncs renforcés adaptés aux contraintes
spécifiques du parc de canalisations français.
Atelier technique et SAV internalisé en France : la
maintenance, le rejoncage, le reconditionnement des optiques et la
calibration des sondes sont intégralement opérés dans les ateliers
techniques de l'entreprise sur le territoire national, sans
sous-traitance à l'étranger.
Disponibilité logistique immédiate : un stock
permanent de pièces d'usure, centreurs, joncs et régies vidéo permet des
expéditions et des dépannages sous 24 à 48 heures ouvrées sur toute la
France.
Spécifications techniques comparatives des caméras à pousser
Paramètre technique
Réseaux secondaires (plomberie intérieure)
Réseaux intermédiaires (collecteurs privatifs)
Réseaux principaux (collecteurs de raccordement)
Plage de diamètres
Ø 30 à Ø 75 mm
Ø 60 à Ø 150 mm
Ø 100 à Ø 250 mm
Diamètre de la tête
14 mm à 22 mm
22 mm à 28 mm
40 mm à 50 mm (orientable/rotative)
Longueur du jonc
20 à 30 mètres
30 à 40 mètres
60 à 120 mètres
Franchissement coude 90°
Dès le Ø 40 mm
Dès le Ø 70 mm
Dès le Ø 100 mm
Sonde de localisation
Optionnelle (espace réduit)
512 Hz intégrée
512 Hz intégrée
Indice d'étanchéité
IP68 (1 bar minimum)
IP68 (2 bars / 20 m d'eau)
IP68 (2 bars / 20 m d'eau)
Protocole de diagnostic et prévention des dégradations
Pour optimiser la durée de vie du matériel et fiabiliser les rapports
techniques, le respect d'une méthodologie précise s'impose :
Nettoyage préalable du conduit : un curage hydrodynamique léger ou un passage de furet permet de dégager les sédiments coupants avant l'insertion de l'optique.
Montage de guides de centrage : l'usage
systématique d'étoiles ou patins de centrage évite que la tête ne racle
le radier de la conduite, améliorant l'éclairage périphérique et
préservant les joints d'étanchéité.
Contrôle de tension au rembobinage : l'insertion et
l'extraction doivent s'effectuer manuellement face au regard d'accès,
en guidant le jonc à la main pour proscrire tout angle vif contre
l'arête tranchante du tuyau.
Foire aux questions technique (FAQ)
Comment vérifier l'étanchéité d'une caméra à pousser ?
Les caméras professionnelles sont certifiées selon la norme internationale IP68.
Cette classification garantit une résistance à l'immersion prolongée
sous pression (généralement 1 à 2 bars de pression d'eau, soit 10 à 20
mètres de profondeur). Avant chaque immersion, l'état des joints
toriques de la tête dévissable doit être contrôlé et graissé avec une
pâte silicone neutre.
Pourquoi privilégier une fréquence de 512 Hz pour la sonde intégrée ?
La fréquence de 512 Hz est la norme mondiale pour le repérage de
canalisations non métalliques et métalliques. Sa faible portée d'onde
autorise une pénétration optimale des matériaux denses (dalles de béton
armé, remblais compactés, fonte) sans créer de rebonds
électromagnétiques parasites.
Quelle est la durée de vie moyenne d'un jonc en fibre de verre ?
Dans des conditions normales d'exploitation avec guides de
protection, un jonc supporte plusieurs centaines d'interventions. La
dégradation survient quasi exclusivement suite à un pliage forcé au-delà
de son rayon de courbure limite (effet de coude brutal). En cas de
rupture, les ateliers AGM TEC réalisent le rejoncage et le recâblage de
la tête sans remplacement complet du touret.