Quelles analyses faut-il faire sur des terres excavées avant de les évacuer d’un chantier ?

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Il y a 1 semaine

Tout dépend de la destination des terres. Le maître d’ouvrage reste responsable de ses déblais jusqu’à leur élimination ou leur valorisation. Il doit donc prouver leur qualité avant qu’ils quittent le chantier.

1. Évacuation en ISDI (installation de stockage de déchets inertes)
L’arrêté du 12 décembre 2014 fixe les critères d’admission. L’analyse de référence, souvent appelée « pack ISDI », comprend :

  • un essai de lixiviation (norme NF EN 12457-2) pour les métaux, les chlorures, les sulfates, la fraction soluble, etc. ;
  • des analyses sur brut : COT, BTEX, PCB, hydrocarbures C10-C40 et HAP.

Si un seul paramètre dépasse le seuil, les terres sont refusées. Elles partent alors vers une filière plus coûteuse (ISDND, ISDD ou centre de traitement).

2. Valorisation hors site (remblai, aménagement)
Le guide national de valorisation des terres excavées encadre cette option. Il demande de vérifier que les terres sont compatibles avec le site receveur, sur le plan sanitaire comme environnemental. En pratique, cela suppose souvent davantage d’analyses qu’un simple pack ISDI.

3. Traçabilité
Depuis 2022, les mouvements de terres excavées doivent être déclarés au registre national des terres excavées et sédiments (RNDTS). Sans analyses, cette traçabilité n’est pas fiable.

Notre conseil : faites les analyses avant de démarrer le terrassement, et non une fois les terres en tas. Un diagnostic préalable permet de découper le chantier en zones, de réserver les bonnes filières et d’éviter les refus en décharge, qui bloquent le chantier et font grimper la facture. Sur un ancien site industriel ou un remblai d’origine inconnue, une étude historique en amont permet de cibler les polluants à rechercher.

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