Faut-il faire analyser les PFAS dans les sols avant d’acheter ou de réaménager un terrain industriel ?

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Il y a 1 semaine

C’est de plus en plus recommandé, même quand aucun texte ne l’impose directement. En France, il n’existe pas encore de valeur seuil réglementaire pour les PFAS dans les sols. Plusieurs signaux montrent pourtant que le sujet devient incontournable.

Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) se dégradent très peu. Ils migrent du sol vers les eaux souterraines. Les sites les plus exposés sont ceux qui ont accueilli :

  • des activités de traitement de surface ou de chromage ;
  • de la fabrication de textiles techniques, de papiers ou d’emballages traités ;
  • des zones d’entraînement incendie ou des dépôts de mousses anti-incendie (AFFF) ;
  • des stockages de déchets ou des stations d’épuration industrielles.

Pourquoi anticiper :

  • La surveillance se renforce. Depuis l’arrêté du 20 juin 2023, de nombreuses ICPE doivent analyser les PFAS dans leurs rejets aqueux. Une redevance sur les rejets de PFAS s’applique aussi désormais.
  • L’eau potable a un plafond. Depuis le 1er janvier 2026, la somme de 20 PFAS dans l’eau destinée à la consommation humaine ne doit pas dépasser 0,1 µg/L. Une pollution du sol qui atteint une nappe captée peut donc avoir des conséquences lourdes.
  • Le risque financier est réel. Si une pollution aux PFAS est découverte après l’achat, la dépollution peut coûter très cher. Les recours contre le vendeur sont longs et incertains.

Notre conseil : avant toute acquisition, intégrez les PFAS au diagnostic de sol dès que l’historique du site révèle une activité à risque. Commencez par une étude historique et documentaire pour cibler les zones et les substances à rechercher. Ensuite, faites prélever des échantillons de sol, et d’eaux souterraines si possible, et faites-les analyser par un laboratoire accrédité.

Une analyse ciblée coûte peu par rapport au coût d’une dépollution découverte trop tard.

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